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Pyrale du buis

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Ce papillon de nuit sous sa forme chenilles ne laisse aucune chance au buis. Pour s’en séparer le Fredon propose une méthode entièrement bio.

La pyrale du buis est originaire d'Asie mais s'est très bien acclimatée à la région. Elle semble faire de plus en plus de ravages sur les écorces et les feuilles de cet arbuste d'ornementation facile à sculpter et qui est parfois considéré comme le roi du jardin à la française

 

Piéger avec une phéromone puis pulvériser bacillus thuringiensis

Corinne Bordeau, responsable technique au Fredon (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) à Poitiers estime que si cet insecte a été signalé en Europe dès 2006, en Poitou-Charentes son arrivée daterait de 2013 (NR du 11 mai 2015). Actuellement, elle reçoit chaque saison (d'avril à septembre) de quatre à cinq appels de professionnels, pépiniéristes, ou de particuliers affolés par le spectacle laissé après le passage des chenilles du papillon.
 « Je n'ai pas de données précises », explique-t-elle. « Nous n'avons que le retour du terrain. Mais je sais que c'est un problème. Dans notre région, les plus vigilants ce sont les pépiniéristes. Ils pratiquent le piégeage ».
La meilleure solution pour s'en débarrasser, semble-t-il. Dans un premier temps il s'agit de fixer la date de reproduction, ce que les spécialistes appellent le « vol » et d'agir dès la naissance des larves, quand elles n'ont que quelques jours maximum.
Corinne Bordeau conseille de pulvériser un produit biologique, le bacillus thuringiensis, sur les larves. Et surtout de comprendre deux choses : si les voisins proches de son jardin ne traitent pas, la pyrale reviendra. Et surtout il existe trois cycles de reproduction dans une même saison entre mai et septembre. Il faut donc traiter trois fois.
Sans oublier que le secret, c'est la pose de pièges qui contiennent des phéromones (l'équivalent des hormones chez l'homme). Les pièges vont attirer les mâles juste avant la reproduction. « Et l'on sait que le vol précède l'arrivée des premières larves. Il suffit ensuite de surveiller et de bien regarder. Cela marche très bien », conclut la responsable technique du Fredon.
Les produits sont disponibles dans toute bonne jardinerie. En ce qui concerne les prédateurs naturels comme sont supposés être les moineaux ou pourraient l'être les mésanges, les avis des spécialistes sur leur efficacité dans le domaine sont très partagés. On estime plus généralement que ce serait parce que ce papillon de nuit n'a pas vraiment de prédateurs naturels qu'il prolifère actuellement en Europe.

en savoir plus

Plus compliqué qu'il n'y paraît. Selon certains spécialistes, comme on peut le lire sur le site indiqué ci-dessous, la pyrale du buis est capable de se reproduire toute l'année. Le seul élément pouvant la stopper étant des températures trop basses. Par ailleurs, au stade chenille celle-ci possède quatre étapes de développement. Elle devient à chaque fois plus grosse et fait plus de dégâts. Au stade 1, là où il serait préférable de la détruire afin d'obtenir le maximum d'efficacité, elle est difficilement visible. La chenille se cache à l'intérieur des feuilles.

http://www.conseils- coaching-jardi3/09/2017nage. fr/2015/09/pyrale-du-buis/

Source : La Nouvelle République 13/09/2017



Escapade à vélo dans le Marais Poitevin

Longer un canal dans la brume matinale, avoir la sensation de pédaler sur l'eau, traverser des prairies : 90 kilomètres de bonheur, et au bout... la mer.

Juste après Coulon, la piste semble courir sur l'eau...
Juste après Coulon, la piste semble courir sur l'eau...

Si vous n'aimez pas l'eau, si vous n'aimez pas la campagne, si vous n'aimez pas le vélo, alors passez votre chemin ! Rivière, canaux, rigoles... L'eau est la star de ce parcours, qui mène le cycliste de Niort à La Rochelle. Soit 90 kilomètres qui serpentent à travers l'un des parcs naturels les plus attachants de France : le Marais poitevin. Dompté dès le Xe siècle par l'homme, qui y a créé des centaines de canaux, élevé des digues, construit des écluses, cet ancien marécage forme un incroyable damier. C'est le deuxième marais français après la Camargue. Avec beaucoup moins de moustiques, car l'eau n'y est pas stagnante. A bicyclette, il suffit de suivre les balises de la Vélo Francette, itinéraire créé en 2015, qui relie Ouistreham, près de Caen, à La Rochelle : 628 kilomètres, de la Manche à l'Atlantique. On s'est contenté de la fin du parcours.

A peine sorti de Niort, le charme opère déjà : le chemin longe la Sèvre niortaise, épousant ses courbes. Cette rivière, on la suivra souvent. Tout comme le petit coq rouge, symbole de la Vélo Francette, que l’on recherchera sans cesse afin de s’assurer d’être sur le bon chemin. Le balisage est assez bien fait, mais il est conseillé d’investir dans le vélo guide (éditions Ouest France) afin d’avoir les plans détaillés de toutes les étapes : louper une balise est si vite arrivé…

Après 20 kilomètres, voici Coulon et ses robustes maisons dévalant la pente pour se faire une place près de la rivière, sur laquelle les barques de randonnée s'agglutinent (un peu trop). Ce village est la porte d'entrée du Marais poitevin. C'est d'ailleurs juste après que le parcours est le plus beau. On chemine sur des passerelles en bois posées à fleur de canaux, procurant la délicieuse impression de pédaler sur l'eau. Dans ce dédale, bien au frais dans l’abondante végétation, on franchit de multiples petits ponts en dos d’âne. Mais voilà déjà La Garette, où chaque maison, les pieds dans l’eau, dispose de son embarcadère.

Le chemin zigzague ensuite au milieu de prairies, dominées par des peupliers. Les vaches maraichines, occupées à brouter l’herbe grasse, lèvent tout juste la tête à notre passage. Une impressionnante passerelle de style Baltard permet de franchir la Sèvre niortaise, encore elle, que l'on va longer avant une pause pour la nuit à Arçais. Afin d'atteindre ce village, il faut retraverser la rivière. Nul pont au loin, mais un bac à chaîne, à la disposition de tous. Le principe est simple : on monte le vélo sur la barque et on tire sur une chaîne qui permet de faire avancer le bateau pour rejoindre l'autre rive. A tester !

Après une nuit réparatrice, retour en selle. C'est le petit matin, la brume ne s'est pas encore dissipée sur la Sèvre. On entend les canards et les corbeaux, les hérons sont déjà en quête d’une proie. Les pêcheurs aussi, nombreux à guetter le sandre, le brochet ou les écrevisses. Saules pleureurs et peupliers habillent les berges. A l'horizon apparaît bientôt l'étonnant clocher de Marans, en verre et métal. Ce bourg médiéval mérite une halte, avant que l'on s'engage dans la dernière ligne droite, le long du canal qui mène à La Rochelle.

Les arbres se font rares, on ne peut plus se protéger du soleil sur cette piste blanche et rectiligne. Heureusement, le vent du large est déjà là. Les premières mouettes aussi. A Dompierre, le canal disparaît sous un tunnel long de 800 mètres. On le retrouvera plus tard en contrebas du chemin. Mais voici la ville et, soudain, tels des mirages, les fameuses tours de La Rochelle dominant le vieux port. A l'arrière-plan, l'Atlantique. La promesse d'une baignade méritée.

Source : Télérama


Reportage complet

Marais poitevin - Un programme de protection des oiseaux de la baie de l’Aiguillon

Baie de l'Aiguillon
Baie de l'Aiguillon

La baie de l’Aiguillon, qui s’étend sur 7 km de diamètre, de la Vendée jusqu’aux portes de La Rochelle, est l’un des trois grands territoires et écosystèmes du Marais Poitevin. Carrefour migratoire pour les oiseaux du monde entier, la baie sert de refuge, de septembre à janvier, à des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs. Mais l’équilibre écologique de la baie demeure fragile.

Dans le cadre du programme Nature 2050, CDC Biodiversité, filiale du groupe Caisse de Dépôts, a engagé une action de sauvegarde des oiseaux migrateurs de la baie de l’Aiguillon.

Pour ce faire, l’entreprise a signé un partenariat avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le partenariat a pour but de restaurer les habitats favorables à l’avifaune migratrice.

La baie de l’Aiguillon accueille chaque année plus de 98 000 oiseaux migrateurs. Cependant, la sédimentation et le changement climatique menacent cet écosystème. Le programme vise en partie à enlever les crassats. Amassées dans les ostréicultures laissées à l’abandon, ces huîtres sauvages contribuent à la sédimentation et réduisent considérablement la surface des vasières où les oiseaux viennent se nourrir.

Nature 2050 est le 1er projet post COP21 d’adaptation des territoires aux changements. Il se base sur la mobilisation financière des entreprises volontaires pour créer un programme d’action basées sur des solutions naturelles. Les actions sont menées avec les acteurs des écosystèmes naturels, agricoles et forestiers.

Plus d'infos sur le net : Nature 2050

Source : Le Routard


Article détaillé avec reportage

Fin de règne pour l'arbre emblématique du Marais

La maladie des frênes a débarqué. Et la majorité d’entre eux sont vieillissants. Le parc lance une vaste opération pour changer petit à petit le paysage.

Frênes têtards
Frênes têtards
De forts soupçons sont nés à l'automne. Soupçons confirmés ces jours-ci : le champignon tueur de frênes est bel et bien arrivé dans le Marais. Un foyer de chalarose, la maladie qu'il propage, vient d'être détecté au Vanneau.

Aucun remède contre ce fléau parti de Pologne dans les années 1990. La maladie s'attaque aux seuls frênes. Essence qui représente 80 à 90 % de la trame arborée du Marais. Son arrivée rend d'autant plus pertinent le travail mené depuis deux ans par le parc naturel régional. Car avant même la maladie, se posait la question du remplacement du frêne têtard dans le paysage maraîchin. Les frênes actuels ont un siècle ou deux d'existence. C'est-à-dire qu'ils sont arrivés en fin de vie.

" Anticiper sa disparition "

« Nous avons un paysage hérité du XIXe siècle. Or, un frêne vit 200 ans. Le vieillissement a poussé à anticiper sa disparition », expliquent Catherine Tromas et François Bon, vice-présidents du parc.
Concrètement, les pouvoirs publics vont aider financièrement les propriétaires qui vont planter ou replanter. Un appel à projets est lancé. Attention, pas question d'arracher les frênes : c'est d'ailleurs interdit, l'essence étant protégée. Et on ne replantera pas non plus n'importe quel arbre. Six espèces ont été sélectionnées après un travail de longue haleine mené par un collectif de scientifiques (agronomes, botanistes), des habitants, des associations, des professionnels de l'agriculture et du tourisme : les forces vives du Marais liguées pour un « plan paysage ».
C'est une partie du Marais qui va changer de visage, tant le frêne têtard y fait figure de totem. Le têtard, ce n'est pas juste pour faire joli : la coutume s'est prise de le tailler de cette façon pour faire du bois de chauffage. Les nouvelles essences qu'on va pouvoir planter, ont été sélectionnées parce qu'on peut les tailler en têtard, et pour certaines pour leur pouvoir calorifique et leur intérêt économique.
« L'aspect du Marais va changer petit à petit, indique Catherine Tromas. Mais un paysage n'est pas quelque chose de figé, il évolue. Celui du Marais va devenir moins uniforme, plus diversifié : il sera moins fragile en cas de nouvelle menace. »

" Ne pas abattre les arbres atteints "

 D'où vient la chalarose. Ce champignon parasite a été détecté la première fois en Pologne au début des années 1990. Il a vraisemblablement été importé dans ce pays par des plants venus d'Asie. Il s'est depuis propagé en Lituanie puis dans toute l'Europe centrale et la Scandinavie, avant d'attaquer la France par le nord et l'est. Le centre régional de la propriété forestière a confirmé sa présence dans le Marais.
> La maladie. Les spores emportés par le vent répandent la chalarose. Celle-ci provoque un flétrissement des feuilles qui disparaissent. L'arbre, obligé d'en refaire de nouvelles, s'épuise jusqu'à mourir. « On ne sait pas encore comment les frênes peuvent réagir quand ils sont taillés en têtard, et par ailleurs, certains sujets résistent bien à la maladie », observe toutefois Jordane Ancelin, paysagiste au parc. Une certitude : si le champignon s'attaque à un sujet petit, il a peu de chance de survivre. Et s'il affaiblit un arbre, il ouvre la porte à d'autres maladies.
> Reconnaître la maladie. Les feuilles se flétrissent et l'écorce de certains rameaux, desséchée, prend une teinte orangée. Une fois les feuilles au sol, la maladie se manifeste par des traces de pourrissement en bas du tronc.
> Réagir en cas de contamination. « Il ne faut pas abattre ou brûler les arbres atteints, car cela n'a aucun intérêt pour limiter la propagation de la chalarose. La maladie d'ailleurs n'altère pas la qualité du bois. Quand un arbre est touché, il faut continuer à l'entretenir », conseille Jordane Ancelin. Il est de toute façon interdit d'abattre un frêne sans autorisation de l'État.

Source : la Nouvelle République


Fin de règne pour l'arbre emblématique du Marais Poitevin

Marais poitevin : la chasse à la jussie

Vingt ans que l’IIBSN combat la jussie dans la zone des marais mouillés. Un envahisseur impossible à éradiquer.

Chasse à la jussie
Chasse à la jussie
Depuis plus de vingt ans, l'Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre niortaise (IIBSN) met en œuvre un plan de gestion de la jussie dans la zone des marais mouillés du Marais poitevin. Au Mazeau, une opération de régulation de la jussie est actuellement menée. Vitale pour le marais. Car la forte dynamique de développement de cette espèce invasive en fait un éternel envahisseur. Son éradication impossible.

1.300 km de rives en 2016

Aujourd'hui, l'action principale est de pratiquer deux arrachages manuels des herbiers entre mai et novembre. Elle présente aussi l'avantage de ne produire aucun impact sur le milieu aquatique et les berges. Les travaux d'arrachage se font sur les réseaux principaux, secondaires et tertiaires d'intérêt collectif des marais mouillés de la Sèvre niortaise, des Autises et du Mignon. En 2016, plus de 1.300 km de rives sont concernés par cette action mobilisant une équipe d'une dizaine de personnes dont huit recrutées en agents saisonniers et deux agents encadrant. Cette opération nécessite également des moyens logistiques conséquents : barques d'arrachage, chaland de stockage et de service, locaux, véhicules de transport, formation et équipement du personnel, nombreux petits matériels.
Le montant affecté à cette opération approche les 200.000 €. Elle est financée à travers l'IIBSN, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (AELB), l'Union européenne (fonds FEDER Poitou-Charentes) et les fédérations de pêche. Depuis 2014, des essais de valorisation locale sont testés avec un maraîcher afin de limiter les coûts de valorisation et réutiliser ces biomasses végétales. Plus de quarante tonnes de jussie ont déjà été retirées des voies d'eau durant le premier passage et le début du second.
Les conditions d'intervention sont difficiles pour les ramasseurs mais le linéaire prévu sera à nouveau atteint cette année. Depuis quelques années, une attention particulière est portée au développement de jussie terrestre, problématique émergente inquiétante pour les zones humides. A ce titre, une plaquette a été réalisée pour rappeler ce qu'il ne faut pas faire en cas de présence de jussie dans les fossés en zones humides. Notamment, ne pas curer et régaler les vases sur parcelles humides. Renseignements : www.sevre-niortaise.fr dans la rubrique « Les plantes exotiques envahissantes ».

Les plantes récoltées sont évacuées en zones non inondables pour prévenir la colonisation accidentelle de nouveaux sites. Ces végétaux sont utilisés en compost (depuis un centre de compostage) ou comme engrais vert (valorisation agronomique. Des essais de valorisation locale avec un maraîcher sont testées depuis 2014 afin de limiter les coûts de valorisation et de réutiliser les biomasses végétales.

Source : la Nouvelle République



Le ragondin sur la liste des espèces à " éradiquer "

L’Europe vient de publier une liste de 37 espèces à “ éradiquer ”. Le ragondin y figure. 15.000 par an sont tués en Deux-Sèvres, mais il se maintient.

Ragondin pris au piège
Ragondin pris au piège
Il existerait sur le territoire de l'Union européenne près de 12.000 espèces, végétales ou animales, dites « exotiques », c'est-à-dire venues d'ailleurs et qui se sont installées ici. Certaines se sont fait une place sans déranger l'équilibre de leur nouvel environnement. D'autres, en revanche, posent des problèmes majeurs pour la faune ou la flore autochtones qui vont croissants au regard de leur développement. Au point que l'Union européenne a élaboré un règlement visant à empêcher l'introduction de certaines espèces et/ou les « éradiquer » là où elles sont installées. Il est entré en vigueur au 1er janvier 2015. Sans effet jusqu'ici puisque l'on attendait toujours la liste des espèces visées, qui a fini par être publiée en cet été 2016.

" L'éradication totale relève de l'utopie "

Y figurent 37 espèces végétales ou animales (lire par ailleurs), jugées prioritaires parmi lesquelles des écureuils, le corbeau commun, la grenouille taureau, les tortues de Floride… Un nom a particulièrement retenu l'attention en Deux-Sèvres, celui du ragondin, bien présent sur cette sorte de liste « à abattre ».
La France n'a pas attendu l'Europe pour s'intéresser au sujet et tenter de réguler les populations. « L'éradication totale relève du domaine de l'utopie » estime Christophe Suire, technicien à la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (Fdgdon) en Deux-Sèvres. « Utopique car il est très ancré, il montre de grandes capacités d'adaptation et son seul prédateur naturel, c'est celui qui l'a introduit : l'homme ».
Le sujet, il le connaît bien puisque la Fdgdon 79 a reçu délégation (entre autres) pour organiser la lutte collective sur tout le département. « Ce qui occupe 80 % de notre temps de travail à quatre salariés ».
Elle dispose de 1.300 pièges environ répartis entre le nord Deux-Sèvres (500), le sud (500) et 200 à 300 spécialement dans le marais, qui sont tous déplacés régulièrement. « Nous avons capturé 15.150 ragondins en un an » (de juillet 2015 à juin 2016). Un minimum car « cela ne tient pas compte des tirs des chasseurs ou des piégeages de personnes comme des agriculteurs ». Et pourtant, le chiffre ne diminue pas. Au contraire. Difficile d'en connaître les raisons précises : « Il y a peut-être l'absence d'hivers très rigoureux » qui freine la reproduction mais aussi la « traque » moins intense : « En 1996, nous étions 15 piégeurs, aujourd'hui, nous ne sommes plus que 3,5, notamment en raison de la baisse de fonds européens ». Autant dire que l'on accueille la volonté politique forte affichée par l'Union européenne avec un large sourire. « En espérant que cela s'accompagnera de moyens techniques et financiers », ce qui n'a pas encore été précisé pour l'instant : « Nous sommes dans l'attente ».
Une attente active puisqu'un projet de collaboration inédite avec les Fdgdon de Vendée et de Charente-Maritime devrait permettre de traquer le ragondin sur tout le bassin de la Sèvre niortaise, du pont d'Irleau jusqu'à Marans, simultanément et sur la durée !

le chiffre

15.175

C'est le nombre de ragondins pris durant l'année 2015-2016 en Deux-Sèvres selon le bilan de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles en Deux-Sèvres (Fdgdon 79). Cette dernière campagne s'est étalée sur 133 communes dans le département et 627 rats musqués ont également été capturés.
Le nombre de ragondins piégés augmente puisqu'ils étaient 12.059 en 2013-2014 et 14.882 l'année suivante.

repères

12.000 espèces exotiques en Europe
 > Les premiers articles du règlement européen définissent ce qu'il faut entendre par « espèce exotique » : « tout spécimen […] introduit en dehors de son aire de répartition naturelle ».
 > « 12.000 espèces exotiques sont présentes dans l'environnement de l'Union et d'autres pays européens ».
 > Le règlement « devrait uniquement porter sur les espèces introduites dans l'Union par la suite d'une intervention humaine » et non celles qui ont migré naturellement.
 > Parmi ces 12.000 espèces, « 10 à 15 % environ sont considérées comme envahissantes » et « avoir de graves effets néfastes sur la biodiversité et les services ecosystémiques associés, ainsi que d'autres incidences sociales et économiques, qu'il y a lieu d'éviter ».
 > Parmi les « graves incidences sur les espèces indigènes », sont citées : « Une modification des habitats, la prédation, la concurrence entre espèces, la transmission de pathologies, le remplacement d'espèces indigènes, des modifications génétiques par hybridation… »
 > Les pays doivent « entreprendre des recherches » et assurer « un suivi et une surveillance de ces espèces ».
> Ils doivent également « mettre en œuvre des mesures de détection précoce et d'éradication rapide ».

@source - La nouvelle république


La nouvelle république - Ragondins

Le Petit Futé consacre un guide au Marais Poitevin

C'est une première dans le secteur de l'édition des guides de tourisme. Le Petit Futé vient de livrer une édition consacrée entièrement au Marais Poitevin, l'un des sites les plus visités du Poitou-Charentes.

La fameuse maison aux volets bleus
La fameuse maison aux volets bleus

Un petit ouvrage pour un grand site picto-charentais. Le Petit Futé a voulu concevoir le guide incontournable pour découvrir toutes les beautés et tous les mystères du Marais Poitevin. Pour les professionnels du tourisme de la Venise verte, il s'agit d'un outil indispensable à leur promotion de leur site.

Edité en collaboration avec le réseau des grands sites de France, l'ouvrage du Petit Futé détaille l'histoire de ce lieu unique, formé d'un réseau de canaux façonnés par des moines au XIIe siècle et poursuivi par de nombreuses générations. 

Les habitants du Marais Poitevin apprécient cette initiative du Petit Futé. Ils estiment que ce guide permettra de drainer de nouveaux visiteurs et leur permettre de dépasser le chiffre du million de touristes enregistré chaque année.

Source : France 3 Poitou-Charentes


Reportage

Vendée : des aiglons de Bonelli naissent en captivité

L'aigle de Bonelli semble apprécier le climat vendéen. C'est une espèce rare et protégée qui fait l'objet d'un programme européen de reproduction et de réintroduction. Deux éleveurs y participent en France dont un Vendéen. Des naissances exceptionnel

Aiglons de Bonelli
Aiglons de Bonelli
L’aigle de Bonelli est considéré comme une espèce menacée du fait de la faible taille de sa population (920 à 1100 couples), sur le continent européen. Il a subi un important déclin dans pratiquement toute son aire de distribution entre 1970 et 1990.

On le retrouve principalement dans le sud et l'est de l'Espagne, puis dans le sud de la France, la Grèce et l'Italie.

LIFE BONELLI est un projet de sauvegarde de l'espèce, financé par l'Union Européenne. L’objectif est de donner une impulsion à la population espagnole d’aigles de Bonelli (Aquila fasciata) au moyen de programmes de renforcement des noyaux de population de Madrid, Alava et Navarre, et de sa réintroduction à Mayorque, où il s’est éteint au siècle dernier.

Différentes actions sont menées entre 2013 et 2017 dans le cadre du LIFE BONELLI
  • Libération de poussins provenant d’élevages en captivité, récupérés dans la nature, ainsi que d’individus réhabilités dans des Centres de Soins.
  • Restauration d’habitats de qualité pour l’espèce.
  • Actions pour minimiser le risque que les lignes électriques supposent pour l’espèce.
  • Sensibilisation de secteurs directement liés à sa conservation, ainsi que de la société en général.

En Vendée, à St-Denis du Payré, dans le marais poitevin, Christian Pacteau est un passionné des rapaces, connu et reconnu dans le milieu. Il est l'un des deux éleveurs français qui participent à l'opération Life Bonelli. Il a mis au point une technique de reproduction en captivité qui fonctionne à merveille... C'est même chez lui que l'on trouve le plus fort taux de réussite en Europe...

Source : France 3 Pays de Loire


Reportage complet avec vidéo

La Vélo Francette : 600 kilomètres pour revivre le Made in France

Les escapades culturelles est une chronique de l'émission Europe 1 Week end
diffusée le dimanche 08 mai 2016

Vélo Francette
Vélo Francette

La Vélo Francette propose 600 kilomètres d'itinéraire à parcourir en vélo de la Normandie à l'Atlantique pour découvrir ou redécouvrir le patrimoine français.

W.B. : Vanessa Zhâ, vous nous emmenez aujourd’hui sillonner notre belle France à travers un nouvel itinéraire de plus de 600 km balisés entre Ouistreham et la Rochelle.

V.Z. : Qu’est-ce que vous dites d’une balade à vélo pour sillonner les routes de notre arrière-pays sur un petit air de Trenet ? Pour ça, je vous emmène sur la Vélo Francette pour un road-movie à la Frenchy. Une manière de flâner à la cool sur 6 spots de routes pour revivre le Made in France avec des visites d’ateliers, de manufactures, de brasseries artisanales ou bien de regoûter à nos plaisirs d’enfance comme les sirops d’antan, les biscuits, les produits fermiers… Sans oublier aussi la nature et le patrimoine. Des sites frenchy qu’ils ont appelé « rétropédalages ». Il y en a 4 sur chaque spots.

W.B. : On renoue avec les petits plaisirs à la française. Cette vélo Francette elle part donc de Normandie ?

V.Z. : Oui, après on peut choisir son tronçon. Elle traverse 7 départements, 3 régions, la Normandie, les pays de la Loire et le Poitou-charentes. Donc vous partez des plages de Normandie pour traverser le bocage normand, descendre la Vallée de la Mayenne, aborder le val de Loire, parcourir le marais poitevin avant d’atteindre la côte Atlantique à la Rochelle. Et chacun des 6 tronçons - d’une centaine de kilomètres - est très agréable car en général, le tracé n’est pas loin d’une rivière ou d’un fleuve. Cela vous offre la possibilité de vous arrêter dans les guinguettes, les bars à vélos et de choisir des hébergements atypiques dans la nature comme des roulottes hippies, des lodges sur pilotis, mais aussi des moulins à eau, des anciennes écuries ou fabriques à hameçons, des maisons éclusières réhabilitées en hôtel…

W.B. : Et dans ces 6 spots, j’imagine que vous avez un coup de cœur à nous conseiller.

V.Z. : Oh que oui ! Le tronçon entre Niort et la Rochelle, le marais poitevin, qu’on appelle la Venise verte, entre terre et mer. Vous pédalez sur des pistes ombragées pour aller de petits ports en villages secrets à côté des barques locales à fond plat qui glissent sur l’eau, en vous arrêtant aux 4 spots de rétropédalages qu’ils ont sélectionnés pour nous faire revivre notre patrimoine et notre savoir-faire français. Et mon préféré, c’est le moulin de Beauregard, qui a fonctionné de 1628 à 1938 avant de tomber en ruines. Depuis 15 ans, il a été restauré et vous pouvez participer à la fabrication de la farine de blé bio en compagnie du meunier.

Et puis observez bien autour de vous pour apercevoir la poule de marans, qui pond les œufs les plus gros, les plus ronds et les plus foncés couleur chocolat.

W.B. : Et on pose nos vélos et nos sacs à dos à quel endroit ?

V.Z. : Dans un petit havre de paix, à 2 pas de la Rochelle à Marsilly dans un village d’ostréiculteurs. Ce sont 5 chambres d’hôtes design dans une ancienne écurie du 19eme : Un Banc au Soleil.


Chronique - Europe 1

Les maraîchines retrouvent l'herbe tendre des marais

Sur l’eau, les vaches des agriculteurs locaux ont regagné pour l’été les parcelles des marais. Elles vont y passer l’été.

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Comme tous les ans, les vaches maraîchines des agriculteurs locaux ont bondi de plaisir en atteignant les parcelles des marais où elles passeront la saison estivale.
Elles ont embarqué à la scierie de La Garette à Magné, sur le chaland qui les a conduites au terrain inaccessible par voie de terre, sous les yeux curieux des habitants, touristes ou badauds venus observer leur mise à l'herbe. Certains ont pu suivre les bovins dans des barques escortant la bétaillère.

Suite aux dégâts engendrés dans le Marais poitevin par la tempête de 1999 le Parc naturel régional a incité les agriculteurs à entreposer leurs bêtes sur les terrains favorisant ainsi un entretien naturel et régulier.
Depuis, 6 exploitants membres de l'association des éleveurs de la Venise-Verte déplacent près de 150 bêtes des terrains dans les communes de Coulon, Magné, La Garette. Autrefois transportées par bateau, les vaches bénéficient aujourd'hui d'un chaland acquis grâce à l'investissement du parc qui s'attache à favoriser une collaboration avec les éleveurs pour faire revivre l'agriculture dans les îlots maraîchins.
Une journée qui s'achève toutefois sur une note un peu amère pour les agriculteurs qui bien que volontaires pour participer à la manifestation avouent n'y retrouver aucun avantage économique, nécessitant un travail plus important. « C'est grâce au soutien du parc que l'on se lance dans l'aventure tous les ans. Sans cet appui, on ne poursuivrait pas l'opération », explique Jean-Claude Largeaud président de l'association des éleveurs. Quant aux vaches maraîchines, elles retrouveront le chemin de l'étable à l'automne prochain après avoir pâturé tout l'été sur l'herbe tendre du Marais.

Source : la Nouvelle République



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